Six heures du matin…
Je me lève…je me refais un semblant de tete…l’heure d’y aller…tu dors paisiblement…je me penche doucement sur toi …je t’embrasse sur le front…tu te réveilles…tu me souris …je m’oublie…et l’espace d’un sourire , d’une étreinte , tu glisses ton corps contre le mien , et en deux instants , moins d’un mouvement …voilà…qu’ avec tes doigts de fée , encore une fois , tu me défais…tout comme la veille …je me laisse faire .. après tout …qui est parfait… ?...le jour lent, lourd et encore étourdi traine sa paresse encore sur ton oreiller…belle , rebelle ,folle à me rendre fou ,tu te moques du temps ,tu n’en fais qu’à ton corps ,qu’à ta tete…mon amour hardi …mon amour tempete …talentueuse , savante ,plus qu’une magicienne , tu enchantes et retiens la nuit…tu m’accroches et mon corps vacille , déclame tes intentions cachées et tressaillit…je m’abandonne à toi…je me donne …je le veux …tu m’asservis…
Partir ? comment faire ? Et ce feu qui allume en moi mille endroits , mille brasiers…entre tes mains…doux bourreau de mes pensées , de ma vie , je me hais , je me plais , j’y retourne dés que je m’en vais…je tourne sur toi ..tu tournes sur moi…tantot c’est la guerre …tantot c’est la paix…
Et tes lèvres et tes doigts et ces mots que tu me dis …tes armes me désarment …doux et tendres péchés…tes yeux en les miens …les miens en les tiens…je te toise du haut de mon désir …au dessous de mon corps tu ris … tu te dérobes…tu rebondis … tu me fuis … tu me prouves que sans moi ,toi , tu vis… je te perds …je déchante , je me perds…je désespère … je languis…tu te refuses à mes envies…ma rage de toi détronée ,résignée devient répit ….je reste là anéanti , tapi…je te regarde et lèche ton regard de mes pupilles …je te suis…je te conjure …je te supplie…tu ris encore…à toi je me remets , me repentis …tu me reprends comme une louve sortie de la nuit …et ta nuit nous reprend encore et encore mon amour , mon terrible terrible petit…
Tu m’entraines , tu es reine …tes finesses au dessus de moi souveraines…tu me domines, je me ruine …du bas de ton ombre , je perçois un rayon timide de soleil qui se faufile…ce pauvre soleil que corrompt lui aussi l’envie…hésitant , maladroit à ne plus en finir …confus , hébété à se demander plutot mille fois qu’une : lancer son éclat ou saliver de nos ébats …descendre tout bas de ses cieux …effleurer nos corps en feu , s’embraser lui aussi de nos flammes …ce soleil ma douce chérie que corrompt éperdument ta nuit…
Ma montre et moi , tes draps et toi…le soleil et moi …la nuit et toi…mon soleil en toi …ta nuit en moi …je te sens en feu , cruelle , m’accablant , m’agaçant , m’agressant désarmant tout de moi…devant tes yeux que reste –t-il de moi…tout est toi …tout est à toi…
Que tu me libères ? quelle tortueuse idée… quelle question … non mais quel blasphème …!!!
Tu te moques , qu’importe …je resterai ma vie à ta porte…partir ? que tous les diables m’emportent…que les tempetes de dieu me serpentent , que les malheurs se fassent légion et m’arpentent…non …je ne partirai pas…retiens moi ..retiens moi encore et toujours…entre tes mains je vis , entre tes doigts de fée , amour, je suis tout simplement moi.
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