mardi 23 octobre 2007

Je me parle encore de toi (amour éprouvé)


Serait-il possible que mes mots commandent ton silence ?

T’invoquer, te convoquer par les dits

« trop tard », ce doit être mon illusion.

Mais pour désillusionner je dois encore longtemps m’écouter, pour le moment je ne cesse de me parler, de me morfondre, de me traiter de tous les noms possibles et impossibles, de me culpabiliser.

J’ai encore à me dire ce que je n’ose te révéler, mes remords, mes regrets …

J’ai encore à redigérer mes erreurs, mes fausses stratégies, mes confiances…

Ma confiance en moi, ma confiance en toi, ma confiance en nous, ce nous… l’expression d’un lit défait, de la douceur d’une nuit, de nos débats aux abois et moi qui croyais…

J’ai encore à démonter un château de rêves, rompre avec mes mots, ma trêve, ma trêve avec ce croire encore que tu puisses revenir à moi .

J’ai encore besoin de parler car à toi je n’ai jamais assez parlé de moi alors je t’imagine encore assise là , défaite comme notre lit, comme cette défaite que je deviens à force de penser à toi, je t’imagine et je te parle en cherchant encore mes mots, lesquels seraient les plus convenables les moins stressants, lesquels te diraient cet amour que je te porte sans trahir cette image que tu as de moi …

Chaque coin de la maison a gravé ton image, ton ombre me suit, ta voix, ton rire incertain et tes pleurs presqu’en silence.

Je revois tout de toi, ce même que tu ne voyais pas de toi, je parle et je parle et je parle…

J’écris ma rage dans cette décence qui fait de moi cet ange qui ne sera jamais humain, pour daigner espérer que tu vois le male en moi.

Je me parle, et à travers moi je te parle alors que tu es loin dans ses bras.

Je me torture, je le crie à qui veut l’entendre mais à quoi bon maintenant que tu as tracé ta voie ?

Je parle, c’est drôle comme je m’entretiens avec moi-même comme je le faisais avec toi…

Je me pousse à accepter ma peine, à la dépasser, à vivre, à commencer une autre vie sans toi !

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