mardi 23 octobre 2007

J'avais cru ...( amitié éprouvée )


J’avais cru

trouver en toi un ami

Alors avec toi, j'ai bavardé, j'ai gueulé, j'ai ri

J’ai cru que tu étais mon ami

Des heures durant on discutait

De tout, de rien, de ma pluie, de ton beau soleil de Picardie

De mes matins enfouis promptement sans un regard

De tes matins venant vivants encore frais au regard

Je sentais en toi ma jeunesse que j'ai meurtrie

À courir pour des moments de fausse gloire

En toi je reprenais vie, je recommençais à recroire

Qu’en dépit du dépit de moi même, je pouvais encore me faire la paix

Croire en moi encore quand personne ne veut plus me croire

Je voulais que tu sois mon ami, cet autre moi même qui s'est enfoui

J’avais besoin de chaleur, d’une ouïe désintéressée, de répit

J’avais besoin d'un complice pour mes soirées d'enfer

Les comprimés, les gouttes, le vin, quoi de plus menteurs

Je croyais boire dans ta fontaine, un breuvage, l’antidote de mes 50 haines

Je revivais en toi pour moi, pour cracher ces mots de mon terrible émoi

L’amour des femmes oui, certes, mais encore simplement une amitié d'hommes

Un pacte, une charte, le poing contre le poing, Adam en force

J’avais cru

Trouver en toi mon semblable, puéril mais indomptable

Quelque année de différence mais vraiment quelle importance

Le courant passait, les craintes de mes 50 haines avec toi trépassaient

Il faut dire que j'avais cru

Que tu étais simplement mon ami

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