J’avais cru
trouver en toi un ami
Alors avec toi, j'ai bavardé, j'ai gueulé, j'ai ri
J’ai cru que tu étais mon ami
Des heures durant on discutait
De tout, de rien, de ma pluie, de ton beau soleil de Picardie
De mes matins enfouis promptement sans un regard
De tes matins venant vivants encore frais au regard
Je sentais en toi ma jeunesse que j'ai meurtrie
À courir pour des moments de fausse gloire
En toi je reprenais vie, je recommençais à recroire
Qu’en dépit du dépit de moi même, je pouvais encore me faire la paix
Croire en moi encore quand personne ne veut plus me croire
Je voulais que tu sois mon ami, cet autre moi même qui s'est enfoui
J’avais besoin de chaleur, d’une ouïe désintéressée, de répit
J’avais besoin d'un complice pour mes soirées d'enfer
Les comprimés, les gouttes, le vin, quoi de plus menteurs
Je croyais boire dans ta fontaine, un breuvage, l’antidote de mes 50 haines
Je revivais en toi pour moi, pour cracher ces mots de mon terrible émoi
L’amour des femmes oui, certes, mais encore simplement une amitié d'hommes
Un pacte, une charte, le poing contre le poing, Adam en force
J’avais cru
Trouver en toi mon semblable, puéril mais indomptable
Quelque année de différence mais vraiment quelle importance
Le courant passait, les craintes de mes 50 haines avec toi trépassaient
Il faut dire que j'avais cru
Que tu étais simplement mon ami
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire