Ce soir , je ne parlerai pas.
J'ai envie de repenser en silence à ces nuits longues à te veiller , à vouloir te sauver d'une rivale dont je ne connaissais pas à priori le visage.
Je sentais son haleine en toi , je sentais cette fièvre qu'elle entretenait dans chaque parcelle de ton corps , je voyais les traces de ses griffes...de ton sang.
Elle était ta maitresse je le savais , elle te dominait et me dominait à travers toi.
Elle était dure et nous tenait les deux en laisse , elle te transformait chaque jour , éloignant ton corps de moi , de lit en lit , elle te trainait ...je courais et je ne te rattrapais pas.
Puis déchainée , décidée à saper mon bonheur ,elle ne se cachait plus...
Chaque matin quand elle voulait bien te rendre un peu à moi , je l'entrecroisais qui me souriait presque en grimaçant , frustrée que je sois encore là ...à entendre les cris de vos ébats , bien silencieuse pleurant en étouffant mes sanglots .
Elle savait que c'est sur mon lit à moi que tu finiras par te retrouver un jour , pour t'éteindre dans les douceurs de mes bras.
Ce jour là vint ...
La médecine ne pouvait plus rien.
J'ai signé quelque papiers...ma rivale me regardait.
Je t'ai ramené à la maison , chez nous, dans notre lit .
Nous avons fait l'amour avec les mots et les yeux la nuit durant.
Au petit jour , tu t'es éteins.
Ma rivale , ta maladie a eu raison de ton corps.
Banc dans un jardin , mélange de pensées ,de lumières et de couleurs , souvenirs , senteurs du passé , senteurs de jasmin , un regard enfoui entre les douceurs et les douleurs d'une vie banale...
mardi 23 octobre 2007
Ma rivale ...
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